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Le MR relance sa campagne pour un service minimum : «un dialogue social maximum pour un vrai service minimum»
Lors d’une conférence de presse conjointe entre Didier Reynders, Daniel Bacquelaine, chef de groupe MR à la Chambre, et les députés Olivier Chastel, Willy Borsus et François Bellot, le Mouvement Réformateur a relancé sa campagne pour la mise en place d’un service minimum en cas de grève, en rappelant son souci de respecter le droit constitutionnel d’arrêt de travail, mais en soulignant en même temps le droit des citoyens à une indispensable mobilité grâce aux transports en commun.
Olivier Chastel, qui se bat à la Chambre depuis bientôt trois ans pour faire évoluer le débat, réaffirme son inquiétude quant au peu d’évolution du dossier et espère, tout comme ses collègues, que cette question revienne rapidement à l’agenda politique. Pour le député, il est primordial que l’année 2008 soit mise à profit pour réunir autour de la table tous les intervenants, en ce compris les syndicats. En effet, le 1er janvier 2009 doit voir la conclusion d’un nouvel accord social intersectiorel. Aussi, serait-il opportun qu’apparaisse dans cet accord, des dispositions sur la continuité des missions de service public ; autrement dit, la création d’un service minimum.
Malheureusement, les clivages idéologiques, qui existent sur le sujet, gangrènent toutes discussions. C’est pourquoi, Olivier Chastel espère vivement que ceux–ci seront vite dépassés afin de laisser place à un débat constructif et éviter ainsi que la Belgique ne soit le dernier pays européen à instaurer ce type de service.
Olivier Chastel et Daniel Bacquelaine à la Chambre, Willy Borsus & consorts à la Région wallonne, ont donc déposé des propositions de loi et de décret en ce sens.
La proposition d’Olivier Chastel et de Daniel Bacquelaine vise à intégrer, dans la loi du 21 mars 1991 portant sur la réforme de certaines entreprises publiques économiques, un nouveau paragraphe imposant que le contrat de gestion de ces entreprises stipule sous peine de nullité, d’une part, les prestations minimales qui doivent être garanties par les prestataires de services qui font l’objet d’une intervention financière de l’Etat et, d’autre part, les sanctions financières en cas de non-exécution de ce service minimum. Olivier Chastel a insisté sur la nécessité pour nos entreprises publiques de réfléchir à la continuité de leurs missions. Il y va de la qualité de leurs services. Quant à la proposition de Willy Borsus & consorts, elle confie au gouvernement wallon le soin de définir le service minimum devant être assuré par les TEC ainsi que les sanctions à infliger à la SRWT en cas de non respect du service minimum.
La démarche du MR s'inscrit dans une volonté de respect de l'utilisateur mais aussi dans une perspective de développement durable. Celui –ci s'interroge aussi sur certains partis qui adoptent des attitudes différentes en fonction du niveau de pouvoir où ils interviennent.
Les usagers des transports en commun doivent avoir la certitude de pouvoir se rendre chaque matin, qui à son travail, qui à l’école, qui encore aller à l’hôpital…et en revenir le soir ! Il est temps de légiférer en la matière. La grève est un droit, la prestation du service dû aux usagers est un devoir. Le Mouvement Réformateur milite depuis longtemps pour que ces deux éléments trouvent un point d’équilibre à travers la mise en place -dans le dialogue social- d’un véritable service minimum dans les services publics.